Les voyages d’affaires durant la pandémie de la Covid-19

Les voyages d’affaires font un retour en force. Les foires commerciales et les congrès rouvrent aussi progressivement leurs portes. Mais dans quelles circonstances les voyages d’affaires sont-ils à nouveau possibles et comment prévenir les infections ? Les entreprises sont bien préparées à cette éventualité, selon le spécialiste des paiements d’entreprise AirPlus International.

D’après leur enquête auprès de quelque 750 cadres supérieurs dans le monde, plus de 90 % des entreprises informent déjà leurs employés des restrictions d’entrée et de quarantaine ou ont prévu de le faire.

En outre, plus de la moitié (51 %) ont établi leurs propres règles concernant les pays dans lesquels ils peuvent ou ne peuvent pas se rendre. Plus d’un tiers (35 %) envisagent actuellement une telle mesure. En outre, les voyageurs d’affaires sont de plus en plus autorisés à choisir des classes de réservation plus élevées. Les avions sont de toute façon considérés comme très sûrs grâce aux filtres à air, mais près de la moitié des personnes interrogées ont déclaré qu’elles autoriseraient également leurs employés à voyager en classe affaires ou en première classe dans les trains. Il s’agit également de donner la préférence aux correspondances directes afin d’éviter les transferts avec des points de contact supplémentaires.

Actuellement, la demande des entreprises pour les vols est encore en baisse de 64% par rapport à la période pré-pandémique. Les compagnies aériennes attendent toujours la reprise du nombre de réservations parmi les voyageurs d’affaires. Par conséquent, plusieurs compagnies aériennes proposent des réductions.

Le choix de classes de réservation plus élevées, en particulier, montre que les entreprises acceptent également des coûts plus élevés pour remplir leur devoir de diligence. Quoi qu’il en soit, les chefs d’entreprise voient les prix augmenter à long terme. 59 % s’attendent à ce que les prix des transports et de l’hébergement soient plus élevés qu’avant la pandémie, tandis que 8 % seulement estiment que les coûts vont baisser.

Malgré les coûts plus élevés et les efforts accrus, les voyages d’affaires restent importants. 80 % des PDG et des cadres supérieurs interrogés considèrent toujours que le contact personnel avec les clients et les fournisseurs est indispensable. Par conséquent, un peu moins de la moitié des personnes interrogées (48 pour cent) s’attendent même à ce que les voyages d’affaires soient plus nombreux dans les deux ou trois prochaines années qu’en 2019.

Dans l’ensemble, environ trois quarts des entreprises ont adapté leurs politiques de voyage à la suite de la pandémie de corona et prévoient également de maintenir ces ajustements (72 pour cent).

Pour l’enquête, un total de 743 cadres supérieurs en Allemagne, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Chine, en Italie et en France, dont des PDG, des directeurs financiers et des directeurs commerciaux, ont été interrogés.

Source :      TourismReview  NEWS  – Andrew J. Wein – 13 septembre 2021

Considérations pour le Canada :

La Global Business Travel Association Canada (GBTA Canada) s’attend à ce que le retour des voyages d’affaires soit une fois de plus un moteur de l’économie et qu’il apporte les avantages sociaux et économiques qu’il a déjà apportés aux individus, aux entreprises et à l’économie du Canada.

Selon les données de la GBTA, la pandémie et les restrictions de voyage associées ont entraîné une diminution de 90 % des voyages d’affaires au plus fort de la pandémie, ont eu un impact négatif sur 600 000 emplois et ont réduit les dépenses au Canada de 2,9 milliards de dollars par mois.

Cela démontre l’importante contribution des voyages d’affaires à l’économie avant la pandémie. « La perte pour l’économie nationale en termes de recettes fiscales et de PIB canadien est importante ». Tudorache ajoute : « Qu’il s’agisse d’une réunion de développement commercial à Toronto, d’une visite de site dans une mine en Saskatchewan ou d’une réunion de professionnels de l’animation en Colombie-Britannique, les restrictions mises en place au début de la pandémie ont limité les opportunités pour les entreprises au Canada pendant plus de 500 jours »

Enfin, selon Statistiques Canada : le touriste d’affaires rapporte deux fois plus qu’un touriste d’agrément !

Un autre article sur le sujet du Réseau de Veille en Tourisme, Chaire de tourisme Transat , Québec :
Les grands défis du tourisme d’affaires par Amélie Racine – Octobre 2021