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Population
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La population de Colombie-Britannique compte un peu plus de 4 millions d'habitants (4 0741380 ha d'après le dernier recensement de 2006), ce qui donne une moyenne de 4 habitants au km2. Néanmoins, la moitié de la population de la province est concentrée dans la partie continentale inférieure. Dans le Grand Vancouver, la moyenne est de 649,4 personnes au km2. Dans la province, il y a 160 municipalités incorporées, incluant 41 cités, 50 districts, 14 villes, 44 villages et un gouvernement de district amérindien. On estime que la population de la Colombie-Britannique atteindra 5 millions d'habitants en 2 015.
Les villes les plus importantes de Colombie-Britannique sont : le Grand Vancouver (2,116 millions ha.), le Grand Victoria (330 088 ha.), Kelowna (162 276 ha.), Kamloops (92 882 ha.), Prince George (82 225 ha.) et Nanaimo (78 692 ha.). La plus petite municipalité est Greenwood (625 ha.), dans le Kootenay Country, ville qui en 1897 comptait 3 000 résidents!
Près de 40% des Britanno-Colombiens sont d'origine britannique ; 30% d'habitants descendent d'autres peuples européens. Le groupe le plus important, ne provenant pas d'Europe, est originaire de Chine, soit environ 9% de la population. Les autres peuples originaires d'Asie représentent 5,5% de la population, et ceux du Continent Indien en représentent 4,4%. Les tendances de l'immigration au Canada ont changé, et actuellement, à Vancouver par exemple, quatre immigrants sur cinq sont originaires d'Asie (Chine, Hong-Kong, Taiwan). Sur dix nouveaux immigrants, un seul est né en Europe!
Chinatown - Victoria
Avec 63 295 personnes,soit environ 1,5% de la population, la communauté francophone de la Colombie-Britannique est la troisième en importance en dehors du Québec. Quelques 297 715 Britanno-Colombiens, soit 7% de la population, peuvent s'exprimer dans les deux langues officielles. Un peu plus de la moitié de la population francophone habite dans le Grand Vancouver et dans la capitale provinciale, Victoria. Les francophones ont créé des centres communautaires dans presque toutes les régions de la province, notamment à Victoria, Vancouver, Kelowna, Comox, Campbell River, Kamloops, Maillardville, Powell River, Prince George, Prince Rupert, Smithers, Kitimat et Terrace.



Le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique compte environ 4 200 élèves, et des 40 écoles du CSF, 21 sont homogènes. On compte également plusieurs dizaines de milliers d'élèves inscrits au Programme d'immersion en français. Les Franco-Colombiens disposent d'un certain nombre d'instruments d'information en français. Parmi eux : l'Annuaire des services en français, le journal L'Express du Pacifique, le Répertoire des entreprises francophones de la C.-B, les guides touristiques publiés par la SDECB, et les services de radio et de télévision de la Société Radio-Canada.
Au début du XIXe siècle, les Canadiens et Canadiennes de langue française comptaient pour 60% de la population de la Colombie-Britannique. Ils se sont toutefois retrouvés minoritaires à la fin du siècle, après la ruée vers l'or et à la suite de l'arrivée massive d'immigrants.
C'est l'industrie forestière qui, à partir de 1909, a attiré de nombreuses familles québécoises sur les rives du fleuve Fraser, où elles ont fondé la première paroisse francophone, appelée aujourd'hui "le village de Maillardville", où se déroule chaque année en mars le Festival du Bois. Actuellement, le secteur Ventes et Services est celui dans lequel oeuvre le plus grand nombre de francophones de la province, soit un peu plus de 9 000 personnes. Par ailleurs, la SDECB a recensé jusqu'à ce jour environ 400 entreprises oeuvrant dans les secteurs de l'industrie touristique provinciale, qui offrent des services en français.
La francophonie en Colombie-Britannique
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Culture Amérindienne
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En Colombie-Britannique, 4,2% de la population, soit environ 170 000 personnes sont des autochtones. Répartis en 197 bandes, ces Amérindiens vivent pour la plupart sur 400 de leurs 1650 petites réserves dont la superfie totale représente 0,37% du territoire de la province. En 1996, le peuple Nisga'a de la vallée Nass, située dans le nord-ouest de la province, a négocié le premier traîté avec les gouvernements provincial et fédéral. Ils y ont gagné 1930 km2 de territoire, ce qui représente environ un dixième de leur territoire traditionnel.
 
Les tribus de l'intérieur chassaient le gibier des forêts avec l'arc et la flèche, la lance et le couteau et le gibier aquatique avec des filets, des pièges à assommoir et des collets. La cueillette des végétaux sauvages, plus développée à l'intérieur des terres que sur la côte, constituait une partie importante de l'alimentation des Premières nations. Parmi les racines, les Amérindiens cueillaient celles du quamassie, un lys sauvage à large bulbe, l'ail du Canada, la partie intérieure du chou puant et la berle douce. Parmi les baies figuraient les baies d'amélanchier, les framboises et les bleuets. La générosité de l'océan et de la nature en général permit aux tribus de la côte Pacifique de s'implanter en permanence dans des villages, comptant jusqu'à trente maisons et 1 000 habitants. Ils étaient construits, pour la plupart, le long de baies ou de détroits, à l'abri des grands vents et des vagues de l'océan. De structure fondalement identique d'une tribu à l'autre, leurs habitations, faites de larges planches de cèdre, étaient rectangulaires, souvent massives, mesurant en général 30 mètres de long sur 12 mètres de large. L'extérieur était partiellement peint et décoré de piliers sculptés. Durant l'été, certaines tribus logeaient dans des habitations temporaires situées dans les îles, au large de la côte. Par contre, en ce qui concerne les Premières nations du plateau, leurs habitations étaient très différentes d'une tribu à l'autre. Les Salishs de l'intérieur vivaient en hiver dans des maisons souterraines et, en été, s'installaient dans des huttes oblongues ou coniques. Les Kootenays vivaient dans des tipis recouverts de peaux ; les Tahltans vivaient dans des sortes de doubles appentis faits de perches etc.

Les Premières nations de la côte utilisaient principalement, pour se déplacer sur l'océan, la pirogue monoxyle, fabriquée dans le bois du cèdre rouge ou jaune. Les plus grandes, qui servaient surtout pour les raids guerriers et le transport des nobles, furent fabriquées par les Haïdas et certaines mesuraient plus de 16 mètres de long, 2,5 mètres de large et pouvaient contenir 40 hommes et 2 tonnes de marchandise. Les Premières nations du plateau se déplaçaient très peu par voie d'eau car les eaux du fleuve Fraser et de la rivière Thompson sont très tumultueuses. Cependant, à l'occasion, ils utilisaient trois sortes de canots : en écorce de bouleau, en tronc de cèdre ou en peau tendue sur un cadre de bois. La plupart des vêtements des tribus de la côte étaient fabriqués à partir de l'écorce intérieure du cèdre rouge, mais aussi de cyprès jaune et de racines de sapin et d'épinette pour les chapeaux. Quant aux autochtones du plateau, ils portaient des vêtements en cuir de cerf ou d'orignal, parfois fourrés pour l'hiver de peaux de lapin ou de marmotte. Ils portaient également des couvertures décoratives en laine de chèvre de montagne.
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Les Amérindiens de la côte Pacifique étaient d'excellents menuisiers et tiraient profit au maximum du cèdre rouge avec lequel ils fabriquaient non seulement leurs habitations et leurs pirogues, mais aussi des coffres monoxyles, des masques et autres objets de cérémonie. Avec l'écorce intérieure, ils fabriquaient des vêtements, des nattes, des paniers, des cordes etc. Les emblèmes (ou totems) de leurs lignées furent à l'origine du développement d'une forme d'art tout à fait particulière à la côte ouest, celle de sculpter dans le bois et la pierre (l'argilite chez les Haïdas) de magnifiques objets d'art admirés aujourd'hui dans les musées du monde entier. Parmi eux, le mât totémique, longue poutre de cèdre sculptée et peinte, fait de tous les symboles superposés d'un clan dont il représentait le système, le prestige, les aventures, les droits et les prérogatives, était le mode de représentation héraldique le plus célèbre. Quant aux bijoux, la plupart étaient réalisés avec du cuivre ou des coquillages. En ce qui concerne les Premières nations du plateau, elles se distinguèrent particulièrement par la fabrication de paniers en écorce d'épinette, de cèdre ou de tilleul, décorés de motifs géométriques rehaussés de colorants naturels. Les Premières nations de la côte Pacifique croyaient fermement en l'interaction du monde animal et du monde humain, et possédaient des esprits gardiens, comme le saumon pour les pêcheurs, le loup pour les chasseurs et le serpent mythique pour les chamans. Ces derniers avaient la faculté de guérir le corps et l'âme et d'influencer le climat. Le goût des peuples de la côte pour les cérémonies et le rituel compliqué était très marqué. Les provisions accumulées durant l'été leur permettaient de consacrer les cinq mois de l'hiver à la fête, à la danse et au théâtre, manifestations durant lesquelles ils transmettaient oralement la culture, l'histoire et les tradiditions de leur lignée, au moyen de mythes et de légendes. Parmi ces fêtes, il faut noter le potlatch, ensemble de cérémonies marquées par les dons que se faisaient entre elles diverses tribus et qui témoignaient de leur rivalité symbolique. Mais, au delà de la distribution de biens matériels en profusion, le potlatch servait principalement à confirmer l'ordre social d'une culture qui n'avait pas de structure politique clairement définie. Animistes comme les Amérindiens de la côte, ceux du plateau avaient des rituels d'initiation qui variaient d'une tribu à l'autre et plutôt que des potlatchs, ils organisaient de grands festivals, les powwows, qui pouvaient durer une semaine, durant lesquels on dansait et on festoyait en suivant un rituel particulier chaque jour, sans oublier la cérémonie du calumet.




RETOUR AUX SOURCES
Une cuisine ethnique ancestrale, celle des Amérindiens de la Côte Ouest du Canada, fait actuellement son entrée dans les assiettes de grands restaurants et dans plusieurs centres culturels autochtones de la Colombie-Britannique. Curiosité touristique ou cuisine branchée ?
Profitant de la générosité de la terre et de l'océan, les Première Nations de la C.-B. connurent la prospérité durant des millénaires. Pêcheurs, chasseurs et cueilleurs, ils formaient des groupes familiaux solides, menant un style de vie semi-nomade des Rocheuses aux rivages du Pacifique.

Profondément animistes, ils possèdaient des gardiens tel le loup pour le chasseur ou le saumon pour le pêcheur. Leurs croyances s'exprimaient dans leurs danses, leurs chants et leurs légendes, comme celle des Nue-Chah-Nulth qui raconte que durant la chasse à la baleine, l'épouse du Chef devait rester au lit sans bouger, sinon le mammifère risquait d'échapper aux pêcheurs !
Les festins longuement préparés étaient l'attraction principale des cérémonies, comme le potlatch marqué par les dons en nourriture que s'échangeaient diverses tribus, témoignant ainsi de leur vitalité et de leur rivalité symbolique. Ces fêtes servaient donc indirectement à la transmission du savoir-faire culinaire par les Aînés qui pensaient que la nourriture lie la famille à la communauté et à l'au-delà.
Tandis qu'à l'ouest des Rocheuses, les hommes vivaient principalement de la chasse, la population côtière dépendait de la pêche, et le saumon était leur aliment de base. Dans le nord-ouest de la C.-B., l'eulakane était pêché pour son huile utilisée comme condiment et denrée pour les échanges commerciaux. Durant les potlatchs, une grande quantité de cette huile était gaspillée par les hôtes la faisant crépiter sur le feu pour étaler leur richesse !
La chasse et la pêche étaient affaire d'hommes, tandis que le ramassage des fruits de mer, la cueillette des baies, des racines et des plantes, ainsi que la conservation des aliments étaient assurés par les femmes.
Le cycle de vie des saumons variant entre un et deux ans selon les espèces, les Autochtones conservaient la majorité de leurs prises pour l'hiver. Soit ils les sèchaient au soleil, les emballaient dans de l'écorce de bouleau, puis les entreposaient dans une cave, soit ils les fumaient, comme certaines venaisons, dans une baraque en cèdre au dessus d'un feu de bois d'aulne avant de les conserver dans des boites en bois.

Les baies étaient écrasées, cuites dans des boites de cèdre avec des pierres brûlantes, puis séchées sur un treillis recouvert de feuilles de chou placé au dessus d'un petit feu avant d'être compressées en blocs pour la conservation. Cette denrée était troquée contre des fruits de mer, ou servait d'en-cas lors des déplacements.

Les femmes s'occupaient également de cuire les aliments au feu de bois, dans des fours souterrains ou dans des boîtes en cèdre remplies d'eau bouillie à l'aide de pierres.
Hormis le saumon apprêté de mille façons, les Autochtones confectionnaient des plats aux parfums complexes avec une multitude de produits du terroir : chevreuil rôti aux baies de genévrier, ragoût de gibier aux chanterelles, oeufs de hareng sur algues toastées, morue charbonnière fumée, betteraves glacées aux mûres, etc. En accompagnement, figuraient l'huile d'eulakane pour la trempette et la banique, un pain légèrement frit, réplique des griddle scones fabriqués au 18e siècle par les trappeurs écossais,
Ce mode de vie en symbiose avec la nature changea brutalement avec l'arrivée au 19e siècle des Européens qui saisirent les terres des Premières Nations et leur imposèrent leurs lois. Les potlatchs furent interdits, et dès l'apparition de la pêche commerciale et des conserveries, ils durent même payer leur permis de pêche ! Il fallut attendre jusqu'en 1990 pour que Ia Cour Suprême du Canada statue que sous réserve de la conservation des océans, le droit ancestral détenu par les Autochtones de pêcher à des fins alimentaires, sociales et cérémonielles avait préséance sur tous les autres types de pêche.
Depuis quelques décades, la culture des Premières Nations de la Colombie-Britannique connait une résurgence, et le tourisme autochtone est aujourd'hui en plein essort. Si les galeries d'arts et centres culturels y foisonnent, c'est timidement que la cuisine aborigène apparait dans les assiettes. Hormis dans quelques restaurants de grands hôtels et Resorts, et dans quelques centres culturels pour des occasions saisonnières orientées vers le tourisme, cette cuisine, par essence «branchée» puisqu'elle est du terroir, reste méconnue.
Cependant, grâce à l'offre récente de programmes d'art culinaire autochtone en C.-B., notamment au Vancouver Community Centre, il se peut que cette situation change rapidement. En effet, durant les JO 2010, cette école fut le traiteur du Pavillon Aborigène des Quatre Nations où les visiteurs du monde entier, dont les médias, purent déguster des mets traditionnels, une occasion magnifique de mettre de l'avant l'art culinaire de nos Premières Nations et d'en faire plus qu'une curiosité touristique, comme le sont par exemple leurs mâts totémiques !
Le tourisme autochtone en Colombie-Britannique
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